Le New York Times est considéré comme l’un des plateformes phares au sein des médias journalistiques nord-américains : en effet, depuis sa création en 1851, il constitue l’une des publications les plus lues aux États-Unis. Ceci dit, le New York Times est parfaitement conscient de l’effondrement actuellement en cours au sein de l’industrie de la presse écrite. En effet, tandis que grand nombre de ses concurrents tente de maximiser et de développer leurs revenus générés par la publicité, le New York Times, lui, peut se payer le luxe de booster ses revenus en développant son système d’abonnement sur de nouveaux marchés grâce à sa notoriété. Pour appuyer cette stratégie d’envergure,  une méthode novatrice : la publicité programmatique.

Quand la publicité programmatique favorise l’essor d’une marque

Le New York Times a récemment participé à deux événements privés organisés au sein des bureaux de l’entreprise Google de Paris et Londres. Les annonceurs européens eurent l’occasion d’y découvrir le lancement de nouveaux logiciels de publicités programmatiques, incluant notamment de nouvelles possibilités en matière de vidéo et de gestions de bases de données. La publicité programmatique permet de proposer la bonne publicité, à la bonne personne, en temps rêvé, grâce au pouvoir des algorithmes et l’analyse du Big Data.

L’intérêt du New York Time en la matière témoigne de sa réelle volonté de se rapprocher des annonceurs britanniques et ainsi renforcer sa pénétration du marché européen. Le célèbre magazine américain montre l’exemple pour toutes les entreprises en quête d’expansion qui pourraient donc tirer profit de la situation en laissant les experts analyser les bases de donnés, ce qui signifierait moins de temps passé à rencontrer des éditeurs, remplir des requêtes publicitaires ou de banals formulaires de placement.

Il est intéressant d’observer un journal d’une telle envergure se tourner vers un modèle de publicité programmatique : les investissements entrepris au Royaume-Uni témoignent de l’intérêt des entreprises pour ces nouvelles pratiques. C’est simple : plus les publicités seront engageantes, plus les recettes augmenteront, tout comme le nombre d’experts du marketing désireux de mettre la main à la pâte. En ce qui concerne le Times, dès leurs nouveaux formats publicitaires diffusés, le taux de clic s’est multiplié par 6, et le nombre d’impressions par 4. L’évolutivité de leurs publicités étant leur dernier obstacle, cette entreprise peut à présent se concentrer sur son expansion, avec, notamment, des acheteurs de publicités programmatiques au sein des différents marchés. Ainsi, pour les plateformes de contenu et les webzines, le fait de développer de nouveaux concepts publicitaires pour ensuite leur adjoindre un logiciel programmatique constitue une technologie de pointe pour augmenter ses revenus. Pour les agences publicitaires, cela suppose, entre autres, plus d’opportunités pour produire des publicités hautement ciblées, et, de fait, efficaces.

Un atout pour les annonceurs en digital

L’un des atouts du New York Times réside également dans le fait que les agences publicitaires rencontrent de nombreux problèmes quant à la sélection des espaces publicitaires idéaux pour leurs clients. En effet, ces derniers ne sont pas prêts à mettre en péril la réputation de leur marque pour générer plus d’impressions. À titre d’exemple, on peut citer celui de Kellog, aux Etats-Unis, qui a notamment retiré ses publicités de la plateforme média politique conservateur, Breitbart, en raison de ses prises de positions controversées. Par ailleurs, d’autres marques, comme Jeep Land Rover, Sandals Resorts ou l’Institut Marie Curie ont également retiré leurs publicités programmatiques par peur d’être diffusées aux côtés de sites internet pro-terroriste au contenu troublant. Ainsi, pour une agence digitale, le New York Times s’avère être la tête d’affiche des nouvelles plateformes d’informations fiables, dotées d’une multitude d’options publicitaires pour leurs futurs prospects.

Par ailleurs, la fraude publicitaire constitue également une autre problématique qui semble effrayer les entreprises et les empêche d’investir dans la diffusion de campagnes publicitaires. Le nombre de bases de données frauduleuses ou erronées dans les campagnes display représentent un réel problème. Même Facebook a récemment été placé sous contrôle d’audit pour avoir gonflé le nombre de vues de son format vidéo. Les grandes entreprises privilégient des alternatives plus sûres, ce qui suppose un gain en terme de revenus pour le New York Times et moins de prises de risques pour les annonceurs.

Astuces pour la publicité programmatique

Si vous êtes une entreprise qui cherche à augmenter son ROI publicitaire, il peut être très intéressant de penser à coupler la publicité programmatique à vos campagnes digitales existantes. Voici donc quelques astuces pour vous assurer l’optimisation de vos publicités programmatiques pour une performance optimale :

Allez au-delà du système d’enchères en temps réel :

Le RTB (Real Time Bidding, ou “Enchères en temps réel”) constitue l’une des méthodes d’enchères programmatiques publicitaires les plus populaires mais ne constitue en aucun cas une option unique pour les experts marketing. Il existe d’autres options d’achats, à savoir, les enchères automatiques, les taux fixes non réservés et les ventes aux enchères sur invitation.

Soyez créatif :

Face à la désuétude de la plateforme Flashplayer au sein de la sphère publicitaire du display, préparez-vous à voir arriver de nouvelles plateformes utilisant HTML5.  En effet, avec tant d’efforts axés sur l’exploitation de bases de données, les experts marketing doivent garder en tête la notion de créativité pour créer des publicités toutes plus attrayantes les unes plus que les autres une fois qu’ils ont trouvé l’audience adaptée.

Explorez la publicité mobile :

Pour les annonceurs, il est primordial de saisir les opportunités présentées par la publicité mobile afin de l’exploiter au maximum. En effet, on a souvent considéré que la publicité programmatique était censée se développer à mesure que la publicité mobile prendrait de l’ampleur. Aussi, concevoir une stratégie mobile aboutie constitue pour n’importe quelle marque une tâche primordiale pour tirer profit de la publicité programmatique.

Ainsi, à mesure que la publicité programmatique continue d’optimiser l’automatisation des processus d’achats publicitaires, elle présente un moyen toujours plus sûr et efficace pour les éditeurs d’acheter du contenu publicitaire. Par ailleurs, la manière dont le New York Times a su intégrer des techniques de programmation au sein de sa stratégie au Royaume-Uni peut servir de modèle pour d’autres parutions journalistiques qui cherchent à améliorer leurs revenus publicitaires. Par ailleurs, c’est une opportunité pour les agences puisqu’elles peuvent alors acheter des publicités sans avoir à s’inquiéter de possibles fraudes ou de la diffusion suspicieuse de certaines campagnes. La publicité programmatique pourrait donc être la réponse à tous nos problèmes !

Chez Outsmart Labs, nous sommes disposés à vous conseiller en cas de questions à propos de stratégies de marketing programmatique. N’hésitez pas à nous contacter !

Comment le New York Times utilise le marketing programmatique

Comment le New York Times utilise le marketing programmatique

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